Algérie : Le montant dépensé pour les licences d’importation de voitures

Algérie – Les concessionnaires automobiles en Algérie peinent à remplir les conditions du cahier des charges et ont été contraints à payer pas moins de 100 milliards de centimes pour obtenir les licences d’importation de voitures.

Depuis 2017, le marché automobile connait une flambée. Cela pourrait bien changer dans les mois à venir. Et pour cause, plusieurs concessionnaires automobiles ambitionnent d’importer des voitures. Ils n’attendent pour cela, que l’obtention de l’agrément final. Pour obtenir les licences d’importation de voitures en Algérie, lesdits commerçants avaient à payer une somme d’argent assez impressionnante.

En effet, ces concessionnaires ont déboursé pas moins de 100 (cent) milliards de centimes. Et cela, car une des conditions du cahier des charges d’importation de voitures en Algérie consiste à posséder un espace d’exposition et de vente dont la superficie égale ou dépasse 6.000 m² de superficie. C’est en tout cas ce que rapporte le quotidien arabophone Echorouk, dans son numéro du vendredi 05 mars 2021. 

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En outre, une des préoccupations premières du nouveau ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, est de discuter les conditions du cahier des charges relatives à l’importation des véhicules. Effectivement, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné au ministre susmentionné de revoir les points qui composent le cahier des charges actuel. 

Et ce, afin de rétracter certains points que l’ancien ministre Ferhat Aït Ali a refusé de modifier ou d’alléger. C’est là, ce dont nous informe la source susmentionnée. C’est justement dans ce sillage que s’est exprimé, Abderrahmane Achaïbou, P-DG du groupe Elsecom.

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Celui-ci a alors déclaré que « les neuf (09) concessionnaires titulaires d’autorisations temporaires d’importation de voitures ont chacun investi au moins 100 milliards de centimes ». Ceci équivaut notamment à « un total de 1.000 milliards de centimes », précise-t-il. Le même responsable ajoute que « cette somme est un montant énorme qui aurait pu être réduit en cas de levée de certaines conditions ».

Toujours selon lui, certaines desdites conditions sont facultatives. L’annulation de ces dernières ne nuirait donc, ni au consommateur ni au trésor public. C’est ce qu’a rapporté le quotidien susmentionné des propos émis par le P-DG du groupe Elsecom. Par ailleurs, le même orateur, a appelé le nouveau ministre Mohamed Bacha à ouvrir le dialogue avec les concessionnaires automobiles agréés.

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Ceux-ci ont notamment souffert de l’ancienne ère de l’industrie automobile en Algérie, note Achaïbou. Cette prochaine étape permettra alors, d’approvisionner le marché national automobile. Et cela, sans affecter les fonds du trésor public, ni la balance commerciale du pays.

Cela permettra, par la même occasion, au citoyen algérien d’acquérir une voiture à un prix abordable. Ce qui contribuera à une reprise d’activité des concessionnaires, qui à leur tour embaucheront des employés. Et donc diminuer le taux de chômage en Algérie, déduit par la suite l’intervenant.

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