Devise Algérie : l’euro flambe après le retour de l’importation de voitures d’occasion

Algérie – Avec l’annonce du retour de l’importation des voitures de tourisme de moins de trois (3) ans, le marché parallèle (Square) assiste, à nouveau, à une flambée tangible de la devise européenne (Euro). 

Rebelote, hier dimanche sous les arcades du Square Port-Saïd. Alors que les indicateurs précédents allaient dans le sens d’un redressement économique, les données, publiées par El Mihwar, ont fait l’effet d’une douche froide. Le Dinar (DZD) ploie face à des monnaies étrangères ayant fière allure. Il perd du terrain par rapport à l’euro, sur le marché informel de la devise en Algérie, à l’approche de la première importation des voitures d’occasion. 

Morne plaine pour la monnaie nationale qui trinque à nouveau. Une conjoncture qui ressemble à s’y méprendre au dernier semestre morose de l’année écoulée. Le marché parallèle reprend, petit à petit, son cours normal, pâtissant du tumulte ininterrompu. Dernier épisode en date : la reprise de l’importation des véhicules de moins de trois (3) ans. 

Il faut savoir que cette activité économique, comportée dans la Loi de finances complémentaire 2021 (LFC) constitue l’une des principales sources d’approvisionnement en devises. Et pour cause : la législation stipule que toute personne souhaitant importer une voiture d’occasion se doit d’ouvrir et alimenter son compte bancaire en devises. 

Tout porte donc à croire que le retour de ce type d’engins rime, aux yeux des cambistes, avec la consolidation des transactions monétaires. L’encre du dernier numéro du Journal officiel est à peine sèche que les monnayeurs exhibent déjà un amas de billets européens à un taux accru. Il n’aura donc pas fallu longtemps pour que la tendance à la hausse de l’euro refasse surface en s’imposant sur la marché parallèle de change. 

Taux de change : une dégringolade inexorable du dinar algérien

Mais l’augmentation de la demande et la hausse brusque de la devise européenne ne se résument pas simplement à la venue des véhicules d’occasion. La flambée de la monnaie unique face au dinar algérien s’explique aussi par la réouverture partielle des frontières algériennes. C’est ce que mentionne en outre la source susvisée.

Les activités commerciales ont en effet repris depuis le retour des vols d’Air Algérie. Cela a entraîné, à bout portant, la monnaie nationale à perdre davantage de sa valeurs devant les monnaies fortes. Cent (100) euros se sont effectivement échangés, il y a vingt-quatre heures, contre 21.400 dinars. 

Tandis que le dollar américain et la livre sterling valaient, respectivement, 17.900 DA et 23.000 DA. Beaucoup d’économistes s’attendent même à ce que le billet algérien continue de se déprécier. Il évoluera, conjecturent-ils, comme une valeur refuge avec le rythme de progression des dessertes aériennes entre l’Algérie et les pays étrangers. 

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