Un employé d’Air Algérie interpellé par la justice, soupçonné de vol de téléphones

AlgérieÀ la suite d’une enquête interne intense lancée par la police de l’aéroport international d’Alger-Houari Boumédiène, un employé d’Air Algérie a été présenté, ce jeudi, devant un tribunal pour une affaire de vol de téléphones portables appartenant à des passagers.   

Cela fait des semaines que la police de l’aéroport d’Alger-Houari Boumédiène avait appris que des cas de vol avaient été notés dans les locaux. Les policiers ont alors monté une large opération de surveillance. Après la collecte d’informations au sens ample, ils sont passés à l’action. Longtemps dans le collimateur des enquêteurs, un employé du pavillon national, Air Algérie en l’occurrence, a été interpellé. 

C’est ce que mentionne le quotidien généraliste Echorouk dans son édition de jeudi. Nous reprenons pour vous les faits, aujourd’hui 19 juin 2021. Après une période d’attente, la plainte déposée à l’encontre d’un bagagiste de la compagnie aérienne nationale s’est alors soldée par l’acquisition de preuves l’incriminant. C’est en effet ce qu’a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). 

Pour comprendre les multiples rebondissements de cette enquête, il faut revenir quelques pas en arrière. Une passagère d’Air Algérie, résidant dans la ville de Tiaret, avait remarqué que quelques objets s’étaient égarés de ses bagages. Il s’agissait plus précisément de deux smartphones flambant neufs. C’est alors là qu’est intervenue sa plainte contre l’un des chargés de la manutention des bagages au niveau de l’aérogare algérois. 

Affaire de vol de téléphones : le bagagiste d’Air Algérie fait face à la justice

Avant même que la lumière soit faite sur l’enquête, le suspect s’est vu renvoyer de son travail. Son métier au sein de l’aéroport d’Alger-Houari Boumédiène a été stoppé net. L’enquête policière et les techniques d’investigation ont, par la suite, fait état d’une conclusion. La brigade de police judiciaire a révélé que l’employé a bel et bien dérobé les deux téléphones à la jeune femme. 

Le voisin de l’accusé a également été impliqué dans cette affaire pénale. Après avoir acheté l’un des appareils dont il savait qu’ils ont été volés à la tire, il a, lui aussi, comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de la Capitale. Le juge d’instruction, qui après avoir instruit les faits, a estimé qu’il s’agit d’un recel de vol

Des accusations que les deux inculpés ont nié sans sourciller la moindre fois. Tous deux ont contesté l’intégralité des faits, dès le premier jour du procès. Le désormais ex-salarié d’Air Algérie s’est même attaché à démontrer que le vol, que la justice lui reproche, est dépourvu d’éléments matériels. 

« Ça ne peut pas être le téléphone de la voyageuse. La compagnie aérienne nationale impose à tout employé un règlement intérieur bien strict », conjecture-t-il avec une parfaite constance. Il écope tout de même de trois (3) ans de prison ferme et d’une amende de 200.000 dinars. Quant au deuxième coupable, sa peine s’élève à six (6) mois de prison. 

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