Euro – dinar en Algérie : l’impact du bilan du coronavirus sur le square des devises

Algérie – Freiné à nouveau par un rebond épidémiologique fortuit lié au coronavirus, le marché parallèle (Square) assiste à une baisse tangible des devises, notamment de l’euro (EUR), face à la monnaie nationale, le dinar (DZD). Suivez les détails, ce 12 juillet 2021.

Telles des montagnes russes, le marché illicite des devises est accéléré à des vitesses rythmées par la conjoncture sanitaire, depuis plus d’une année maintenant. D’une stagnation à une réactivation éphémère, il passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel « épidémiologique ». Après un léger sursaut suite à la reprise partielle des vols en Algérie, il retombe dans les travers du coronavirus avec des transactions euro/dinar au point mort. 

Morne plaine pour les cambistes qui trinquent à nouveau. Une situation qui ressemble à s’y méprendre aux mois démesurés et moroses, pour eux, de l’année écoulée. Sous les arcades du Square Port-Saïd à Alger, le tumulte de la foule s’estompe chaque jour un peu plus. Et pour cause : l’appréhension d’un nouveau confinement au vu des 800 nouvelles contaminations recensées en moyenne quotidiennement. 

Cette crainte constitue le principal frein à l’activité transactionnelle des marchés parallèles. C’est en effet ce que relate le quotidien généraliste Echorouk. Cette information que nous reprenons pour vous, ce 12 juillet 2021, est parue dans son édition de dimanche. Face à cette situation délicate, les monnayeurs continuent tant bien que mal d’exhiber leurs liasses de billets étrangers à un taux plus ou moins attrayant. 

Taux de change : le dinar algérien retrouve légèrement ses forces !

Dans l’intention de vaincre l’atténuation inattendue des transactions monétaires, les changeurs aux quatre coins du pays se tournent vers une stratégie commune. Celle de la baisse du taux de change. « Depuis le rebond épidémiologique, les clients se font un sang d’encre. Les squares connaissent une stabilité et une stagnation inquiétantes ». C’est ce qu’a soutenu un cambiste auprès du journal susvisé. 

Mais il faut croire que l’inertie du marché des devises ne se résume pas simplement à la recrudescence des contaminations. Elle s’expliquerait aussi par les vols « insuffisants » d’Air Algérie. « Le programme de reprise du trafic aérien reste minime. Les voyageurs, qui représentent pour nous une véritable source d’approvisionnement, se font rares », informe, en outre, un autre jeune changeur algérien. 

Toutes ces raisons ont donc permis, à bout portant, à la monnaie nationale de regagner de l’allure face à la monnaie unique de l’Union européenne. Cent euros (100 €) se sont effectivement changés, il y a vingt-quatre heures, contre 20.700 dinars algériens (DA). Un recul de son taux par rapport au mois dernier. En juin, le même billet européen valait effectivement 21.200 DA.

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