Euro – dinar : la reprise des vols d’Air Algérie a flambé le marché parallèle

Algérie – La reprise d’activité d’Air Algérie provoque la régénération du marché parallèle de change ainsi que l’embrasement palpable de l’euro devant un dinar fort lesté par les incertitudes économiques. 

Après avoir été, pendant des mois, dans un état de ralentissement, les squares reprennent leurs vrombissements d’avant la crise sanitaire. Et pour cause : les avions du pavillon national sillonnent, de nouveau, le chemin des airs. Leur retour constitue vraisemblablement une aubaine pour l’activité du change informel. La reprise des vols d’Air Algérie permet à l’euro de connaître ces rebonds caractéristiques face au dinar. 

En l’espace d’une semaine seulement, la monnaie unique européenne a pris possession du terrain. Elle a gagné deux dinars, hier, au square Port-Saïd d’Alger. Alors qu’elle valait 211 DA, il y a tout juste une semaine, elle s’est échangée, dimanche, contre 213 DZD. Le dinar est ainsi tombé à nouveau plus bas face à une devise dopée par les bons chiffres sur le plan économique en zone euro. Le quotidien francophone Liberté relate les chiffres. 

L’information est mentionnée dans son édition du 14 juin 2021. Il faut croire que la monnaie nationale recule aussi face au billet sur lequel figure George Washington. Un dollar a atteint, ces dernières vingt-quatre heures en cours d’échanges illicites, 178 DA. Il a lui aussi progressé de deux dinars sur une semaine. Ces statistiques relancent alors le débat sur l’éventuel resserrement des transferts illicites de capitaux. 

Les effets rebutants de la reprise des vols sur le dinar algérien 

Sans l’ombre d’un doute, la reprise des vols d’Air Algérie n’édulcore pas la dépréciation vertigineuse de la monnaie nationale. Les principales devises échangées au Square, soit l’euro et le dollar, sont soutenues par le retour des ressortissants algériens et des voyages commerciaux. Le marché parallèle de change se nourrit en effet essentiellement de l’offre de l’émigration en devises.  

D’après les informations récoltées par la source précitée, l’actuelle flambée s’étoffera, au fur et à mesure, au rythme des dessertes aériennes entre l’Algérie et les autres pays. Les cambistes s’attendent à ce que le trafic aérien renoue avec ses niveaux d’avant la Covid-19. Ils tablent déjà sur une demande massive sur les devises étrangères dans les prochaines semaines. 

En attendant que la mobilité humaine se renforce, le dinar se dépouille de son allure, toujours un peu plus, par rapport à la devise européenne. Cela puisqu’un euro s’échange, ce lundi, contre 213,50 DA à la vente et contre 211 à l’achat au marché de Port-Saïd. Le billet étasunien, quant à lui, atteint, à l’instant même, 176 DA à l’achat. Il vaut 180 à la vente. Il sied de noter qu’en huit ans ans la monnaie nationale a perdu 40 % de sa valeur.   

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